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Échouer et repasser l'examen civique

Tout savoir sur l'examen civique

Si vous avez moins de 32 bonnes réponses sur 40, vous pouvez repasser l'examen civique : il n'y a pas de nombre maximum de passages, et les textes n'imposent pas de longue attente. Il faut seulement vous inscrire de nouveau dans un centre, en général en payant de nouveau.

Quand peut-on repasser ?

Le ministère de l'Intérieur l'écrit : on peut passer l'examen « à tout moment et autant de fois que nécessaire ». La CCI Paris Île-de-France demande seulement un jour d'attente entre deux passages, ce qu'elle appelle un « délai de carence ». Chez France Éducation International, demandez au centre. En pratique, la vraie limite, ce sont les places libres dans les centres près de chez vous.

Une exception : en cas de fraude ou de tentative de fraude, vous ne pouvez plus passer l'examen pendant deux ans.

Faut-il payer de nouveau ?

Chaque passage demande une nouvelle inscription, et les droits d'inscription sont fixés par chaque centre. Demandez au centre le prix d'un nouveau passage.

Si l'examen s'est mal passé à cause d'un problème grave, par exemple une panne, signalez-le le jour même au surveillant. À la CCI Paris Île-de-France, un recours accepté permet de repasser gratuitement, dans les trois mois.

Et votre demande de titre ou de nationalité ?

L'attestation de réussite fait partie du dossier : elle est demandée quand vous déposez la demande. Pour une première carte de séjour pluriannuelle, une première carte de résident ou une naturalisation, réussissez donc l'examen avant de déposer votre dossier. Si votre titre de séjour actuel arrive à sa fin et que vous n'avez pas encore réussi, demandez à la préfecture ce qui est possible dans votre situation.

Une bonne nouvelle : l'attestation n'expire pas. Une fois l'examen réussi, vous n'aurez pas à le repasser pour la même démarche.

Que réviser après un échec ?

Commencez par les thèmes qui comptent le plus de questions :

  • Principes et valeurs de la République : 11 questions ;
  • Droits et devoirs : 11 questions ;
  • Histoire, géographie et culture : 8 questions ;
  • Système institutionnel et politique : 6 questions ;
  • Vivre dans la société française : 4 questions.

Les deux premiers thèmes font plus de la moitié de l'examen, et ils contiennent les 12 mises en situation. Pour les questions de connaissance, apprenez la liste officielle de votre mention : le ministère publie les questions qui peuvent être posées. Pour les mises en situation, qui ne sont pas publiées, il faut comprendre les règles : laïcité, égalité entre les femmes et les hommes, liberté d'expression et ses limites, droits de l'enfant, devoirs de chacun. Les fiches de révision les expliquent thème par thème.

Puis entraînez-vous en conditions d'examen : 40 questions en 45 minutes, sans aide. Visez nettement plus de 32 bonnes réponses à l'entraînement, car le jour de l'examen vous verrez des mises en situation nouvelles.